lundi 20 juillet 2015

D''où la nécessité de publier la fiche sur la grammatisation

de référence du travail autour du concept évoqué...



Voir ci-dessous : 


GRAMMARISATION
Concerne les différents types de discours qui se construisent dans les médias écrits et audiovisuels.
(Cf  En 1997, Patrick Charaudeau proposait dans Le discours d’information médiatique. La construction du miroir social (co-publié par Nathan et l’Ina dans la même collection) une synthèse des travaux qu’il a entrepris depuis près de trente ans au Centre d’analyse du discours de l’Université de Paris XIII sur les différents types de discours qui se construisent dans les médias écrits et audiovisuels.
(https://edc.revues.org/409)


GRAMMATISATION
La grammatisation– expression qui prolonge et détourne un concept de Sylvain Auroux – désigne la transformation d’un continu temporel en un discret spatial : c’est un processus de description, de formalisation et de discrétisation des comportements humains (calculs, langages et gestes) qui permet leur reproductibilité ; c’est une abstraction de formes par l’extériorisation des flux dans les « rétentions tertiaires » (exportées dans nos machines, nos appareils).

Grammatiser, c’est donc discrétiser, en vue de reproduire.

(Bernard Stiegler. Ars Industrialis)
http://arsindustrialis.org/grammatisation

N.B. Reste entier ensuite le problème de l’utilisation des données grammatisées… Dont la question de la mise en place d’une société automatique, avec marchandisation des « data »



A lire, de  B.Stiegler « La société automatique » (Ed. Fayard)







samedi 18 juillet 2015

Marche & écriture

Ou quand Jean-Marie Mengin met la complexité de l'écriture numérique, les constantes et ressources de l'outil blog au service d'une publication-théâtralisation de ses observations, partages et réflexions, mais aussi de ses recherches et apports de savoirs relatifs aux spécificités du parcours d'origine, d'époques diverses, ou d'un  travail de mise en mots variant avec le type d'approche suscité et choisi - descriptif, philosophique ou poétique...

Comme si l'espace des marches et de leurs mises en relation ouvrait en grand celui de l'écriture 
- écriture conjuguant l'omniprésence du référentiel, ce contexte multiforme dont il se parle,
et auquel l'expression d'observations ou ressentis,
la volonté de les faire partager, comprendre,
la diversité d'un travail du code, débordant la volonté d'informer ou convaincre, de dire ce qui tient à coeur,
           pour explorer autrement l'inédit, 
                       notamment par l'introduction discrète d'incursions poétiques fouaillant la forme,                                          la chargeant de sens, insufflant un rythme au texte, et ouvrant sa polysémie,
                                   y  compris  par  le  maniement  -discret  mais  présent - de  figures  de            
                                              rhétorique   comme  l'hypallage...

Où l'écriture en blog, avec sa composante iconographique, son composite et sa complexité,  semble chercher, en médiatisant la randonnée,  à explorer tous les champs de rapports complexes et multiformes, par delà le simple rythme, entre la marche et l'écriture....

Comme si la randonnée était moyen privilégié de comprendre le monde... Voilà qui rejoint l'"éloge de la lenteur" appliqué par Jean-François Manier à la poésie ?

Ou quand l'utilisation d'outils tels que le tableau des fonctions du langage de Jackobson, le schéma explicatif de la lecture tabulaire de la poésie, le relevé de ses "critères" d'après  Meschonnic, l'exploration/prospection du texte sous l'angle du conatif, avec le "Dire c'est faire" et autres  écrits d'Austin,  Peirce, Ducrot, mettent en évidence - comme le coup de bêche de Duby dans le terreau de l'histoire - un composite  et une complexité, pourtant bien lissés, de l'écriture, ici numérique.


Quelques essais d'approche de cette écriture, du plus récent au plus ancien...Ou les nécessaires et lentes lectures et relectures des blogs prenant en compte les rapports entre textuel, images, codes couleur, liens hypertextes, mises en page et leurs relations - évidents ou surprenants passages d'une fonction à l'autre du langage, surtout lorsque l'évoqué renvoie à des choix sociétaux fondamentaux comme l'Inquisition ou la crise du logement en Espagne ou la transition énergétique... ou le respect de toute forme de vie...


Ecritures et marche en l'oeuvre de Jean-Marie Mengin


Rêver  <- théâtralisation  + <- poétique de l'écriture >


 Voyages en blogs de Jean-Marie Mengin





   
   
                                   A lire de bas en haut, de la phrase initiale aux variations en
                                 fonction de connotations, associations d'idées, hasards dont on
                                         peut ultérieurement se servir pour écrire ou faire écrire...
                                              Un travail,ici, sur le seul axe paradigmatique...



Travail sur l'axe syntagmatique ?
Du banal "Une souris qui courait dans l'herbe verte"
au traditionnel "Une souris verte qui courait dans l'herbe".
On pourrait aussi évoquer les "poches heureuses" de Jean-Pascal Dubost dans "Les quatre chemins" (Cheyne éditeurs) ou  "les myrtilles rougissantes" de Jean-Marie Mengin dans son GR7. Où la rhétorique, de plus en une énumération à rythme ternaire, s'avère d'une grande densité poétique, riche et polysémique, ouvrant de plus la voie à diverses  évocations littéraires...



Critères du poétique ?
On pourrait évoquer :
- "la forme qui fait sens" évoquée par Henri Meschonnic ( A étendre ici, ou transférer, ou plutôt détourner,  à l'écriture numérique -son composite et sa complexité en systèmes de systèmes composites et complexes, systèmes "tapissés de processus temporels" comme l'écrivait Edgar Morin... Et à la spécificité de la forme blog...
- le rythme ou la rythmicité, (y inclure là aussi l'analyse du visuel, des rapports texte/image, du symbolique...)
- la polysémie...(dans la complexité des écritures et de leurs relations, mais aussi dans celle de références externes et autres échos sociétaux, planétaires et de tous temps...)

Une oeuvre en construction à partir d'écrits textuels passés mais aussi à venir, et attendus avec beaucoup d'intérêt....
Une oeuvre dont les volets photographiques et visuels seraient également à étudier de manière plus approfondie...

Du point de vue de l'écriture poétique mais aussi de rapports multiples et complexes entre marche et écriture, médiations symboliques, corps et pensée...etc

J.C.

(à suivre...)

































dimanche 21 juin 2015

EN ATTENDANT LA MER ?



           




     
Cf  le site de Didier Tallagrand " En attendant la mer" -> enattendantlamer.fr - qui, avec son QRcode ouvre le parcours d'art virtuel de Saint-Apollinaire-de-Rias

- (un blog au moins par lieu et  quelques blogs transversaux ou un réseau en treillis,
ni seulement descendant (type"à la  Malraux", avec les indispensables apports culturels...)
ni seulement ascendant (type écomusée, propice à l'intégration des apports de tous),
ni seulement horizontal comme divers réseaux sociaux,
mais tout cela à la fois.,
Y compris avec obliques et courbes (un modèle mathématique & dynamique à concevoir...)

Parcours d'art virtuel avec son "Réel enrichi par tous" au fil des ans - par adhérents et amis des Rias, habitants, vacanciers...

Ce, y compris dans le cadre des animations EPN et bibliothèque -services gérés par l'association dans le cadre d'une délégation de services publics, mais également lors d'activités "hors les murs" (des écritures diverses émanant de plus d'un millier de personnes... Et un travail conséquent des bénévoles)




EN  ATTENDANT LA MER ?


                                     Mais    RESISTER  BIEN SÛR !






LA VIE ET SURVIE DES JEUNES GENERATIONS EN DEPEND

  ET CE, A UNE ECHELLE TEMPORELLE  NON COMPARABLE 

A  CELLES  DES  CHANGEMENTS  GEOLOGIQUES  PRECEDENTS








Deroulement de la présentation : 



- Quelques informations seront données lors de l'inauguration

par le maire, la commission "parcours d'art " des  Rias/parcours de randonnée, la présidente& responsable de l'EPN - parcours virtuel, choix du réel non "augmenté" mais "enrichi par tous",

par Didier tallagrand artiste travaillant l'image et le design d'espace, auteur du ponton  et de la vidéo "En attendant la mer"

Présentation rapide des autres artistes présents...


Une collation sera servie, composée de produits du terroir...


Quelques parasols ou parapluies détournés sont prévus.   
mais vous pouvez apporter les vôtres ! 


Ensuite,  chacun choisira  ce qu'il souhaite faire : rentrer à la maison, rester pour échanger,  aller visiter l'église, aller voir un ou deux autres sites, faire la totalité de la randonnée (15km...) ou aller en EPN/Bib  pour  y  bénéficier d'un guidage en maniement du parcours virtuel... 


Recommandation : si vous ne l'avez fait, téléchargez  un lecteur de QR-codes sur votre téléphone  préféré, vous aurez accès à tout...



dimanche 7 juin 2015

GR9 Jura, le nouveau blog de Jean-Marie Mengin


A voir en ligne...


Richesse d'u,n blog premier ..

Des textes de Jean-Marie Mengin comme  témoignages – à la 1ère personne, avec intrusions différenciées du narrateur dans une relation  visant  l’authenticité de la re-construction du réel  et ne citant guère  la fiction que lorsque celle-ci  fait partie de ce réel…  

Une indéniable dimension documentaire  et scientifique...

Et pourtant la mise à distance de faits, par liens hypertextes  ou autre procédé,  offre aux  lecteurs diverses voies d’appropriation de biens communs à tous,  en une écriture fluide n’excluant  pas  l’introduction  dans  la langue et la mise scène, de caractères du poétique, 


                                         quand les vautours-fauves cerclent le ciel...



textuels ou iconographiques,

                  
Densité & polysémie de cette très belle photo de  Jean-Marie Mengin...



ou   tels  le sens de  mises en forme  des blocs  de blogs, les changements cycliques et significatifs de couleur,  rythme, 



Rythme de celle-ci


mais  aussi  la distanciation nécessaire à la polysémie, l’imagination,  si ce n’est  la sérendipité de lecteurs  créant leur propres itinéraires  et  les  diversifiant – y compris en allant de l’un à l’autre des trois blogs publiés à ce jour…  La place pour cette rêverie  que Stiegler situe à la base de toute  création…




Pour tourner les pages, cliquer sur cette légende


Cette théâtralisation (ou cinématographisation) offerte de données où la mise en forme renvoie parfois au  rôle des songs brechtiens, ne se situerait-elle pas à l’antipode des démarches en cours de marchandisation des données ?

Quand tout ce que vous écrivez dans le secret de votre bureau... Sans même y ajouter drône et caméra-infrarouge...


Outre les dimensions documentaires, scientifiques et littéraires, qui sont premières,  une indéniable dimension citoyenne et civique des livres-en-blogs de Jean-Marie Mengin...

Merci à Jean-Marie pour l'extraordinaire richesse de ses apports à l'EPN et à tous...



Jacqueline Burlot- Cimaz


NB. Il va de soi que la page d'ouverture de "Camino frances " est une capture d'écran du blog de J-M.Mengin,  que les deux autres images sont copiées de son  blog, GR  et que  GR 5 Sentier Mer du Nord-Méditerranée est bien présent dans le Calaméo...
Un nouveau blog dont l'édition commence à peine, GR9 Jura-Côte d'Azur 



jeudi 9 avril 2015


Questionnantes  Baraquineries...


Un blog qui prend 

                     la suite

d'Ecritures numériques

lequel lourd de textes,
                          d'images,
                                  de sons
                                        et de vidéos

devient parfois lent à manier...

Il restera actif et constitue 
         une incontournable référence
                pour Ecritures numériques 2          comme pour le lien
      avec 

                Rêverie au travail

        le très riche blog brouillon de

                Jean-Pascal Dubost 

      poète que nous espérons revoir 

en résidence à Saint-Apollinaire-de-Rias

et, parfois,  pour De site en Villes I...

mercredi 1 avril 2015

Rencontres bi-départementales art contemporai - art contemporain & numérique


à Privas ce 31 mars.


Voir l'article sur le site Domaine Les Rias/Rubrique "arts visuels"...


Réunion et visite de l'exposition en cours à la galerie du Théâtre de Privas....














dimanche 15 mars 2015

Formidable, jouissif, éclectique

génial, envoûtant, tendre, sensuel, sexuel, merveilleux, cariño, argentin, argentique, émouvant, éclectique, en punto, estupendo, atope, divin, bandant, explosif, ésotérique, cinématographique,  tendance...

Des mots recueillis auprès des uns ou des autres, en leur demandant leur avis...

Comme à la grande époque du jazz... Où on improvisait, dialoguait avec les instruments, cherchait, questionnait,

MAIS ?
Mais de quoi s'agit-il  donc?
De quoi ?

Mais de la prestation de Chango Spasdiuk de ce 15 mars 2015, Espace culturel Louis Nodon à Vernoux. Prestation plutôt que "spectacle" au sens récusé par Guy Debord.

Recherche, sens, engagement, dimension planétaire...

Unanimité du public quant à la chance de pouvoir partager ce moment de création improvisée...

Création improvisée ?

Daniel  Mille accordéoniste jouant il y a peu au Temple des Baraques, un soir de neige, téléphonant pour réserver une place. Jean-Luc Gherardt lui répondant "Viens avec ton accordéon"...

L'invitation de Chango Spasiuk à monter sur scène...

Des musiciens - les accordéonistes, mais aussi  Marcos  Villalba, extraordinaire  batteur, et aussi guitariste, Victor Renaudeau, violoniste, Diego Arolfo, guitariste et chanteur, qui se regardent, s'écoutent, se lancent, s'enhardissent... Extraordinaire temps de création où ils semblent oublier lieu et public, totalement investis dans la recherche et l'échange.

L'importance, vitale, de la culture, et de la diversité culturelle...


Cliquez ici pour voir l'album....


La présence vigilante de Lamastrock avec Jean-Yves Colomb...

Un temps de création qui s'affermit, s'impose, explose, de ceux auxquels on a peu d'occasions d'assister dans sa vie - offert au public de l'Espace Louis Nodon...

Un public averti, conscient de la rareté et de la chance de ce vécu, et qui évoque, autour du pot offert -allez savoir pourquoi - ce suicide collectif de toute une tribu amazonienne, enfants compris, près de 200 personnes, parce qu'ils étaient dépossédés de leur lieu de vie, d'un vécu ancestral, de leurs valeurs, d'une culture. Un rappel de la manifestation des bûcherons indiens d'Amazonie, rencontrée en Arequipa, au Pérou, il y a quelques années L'impossible deuil de son territoire, de ses coutumes, de savoirs et savoir-faire, devenus inutiles...

La cruauté d'un monde inacceptable...
Comme celui que montrait fort et grinçant, le  film argentin en six parties de Damian Szifron, préalablement présenté par Ecran Village. Comment s'intériorise, à partir de causes légitimes, une violence inouïe, destructrice pour l'individu mais aussi pour ses proches et ceux qu'ils côtoient. Une thématique qui rappelle celle de l'"Opéra de quatr'sous", de la "Jungle des Villes" du jeune Brecht, de la "Bonne âme de Set'Chouan", de "Sainte-Jeanne des Abattoirs"...
Mêmes causes, effets comparables ?

Quand l'art, une nouvelle fois, sans prémonition aucune, ouvre de nouvelles voies aux réflexions anthropologique,  philosophique  et  citoyenne...

Jacqueline Burlot-Cimaz