Blog dédié à l'herbier...
Cet herbier des Baraques appelé par Paulette comme marqueur identitaire du hameau plus pertinent que toute géolocalisation...
Suite du blog "Ecritures Numériques" - http://ecritnum.blogspot.fr/ qui, à plus de 40000 visites était devenu lourd à manier, mais est toujours consulté...
mercredi 4 mars 2015
vendredi 27 février 2015
Un chantier qui avance comme marée du siècle...
mais rassurez-vous sans risque aucun de submersion...
Si la mer fut là il y a 200 ou 230 millions d'années, c'est loin !
Si elle peut y revenir un jour, avec ces mouvements lents qui traversent les ères géologiques, ce n'est pas demain non plus...
Par ailleurs, les Rias n'ont jamais eu l'ambition ni les moyens, ni l'envie, de se lancer dans le projet pharaonique - de creuser un canal - avec écluses- et d'y installer des pompes, de Camargue à Saint-Apollinaire-de-Rias, pour y créer une plage ou un lieu de pêche !
Beau sujet d'une BD par contre, et imagination de l'inventeur de cette fiction ! De là à ce que certaines aient pu la prendre au sérieux, nous n'y croyons pas ! Par contre nous savons que le population sait parfois faire preuve d'humour...
Ce projet artistique qui court depuis quelques années avait un double objectif :
1. Le choix de clôturer le parcours d'art par une installation artistique actuelle, qui valorise une station d'épuration au fonctionnement totalement biologique (donc non polluante) et emblématique de réalisations citoyennes et écologiques en milieu rural. L'histoire d'un choix partagé et de sa réalisation à retrouver sur le site communal /mairie/réalisation,
- en partant de la présentation à la population faite par Olivier Ugolini, ingénieur au cabinet Merlin, le 03/11/2008 et en remontant les diverses étapes des travaux... Ou
- le début des travaux 18 mois plus tard, après constitution du dossier et obtention des nécessaires subventions...
- mise en ligne ce même jour, dans la même rubrique, d'un article sur le sentier d'art, avec l'installation de la stèle de Martine Diersé à la source de la Dunière, et une évocation des apports de ce sentier au Plateau...
- le début d'un grand chantier au village ce dernier jour d'avril 2010...
- des travaux bien engagés en juin.
- avant-dernière et dernière phases des travaux à la station d'épuration, une station végétalisée ... avant les travaux du raccordement.
- Travaux prévus, travaux au village dans le froid de l'hiver 2010-2011, un froid prétexte à de belles photos et un suivi continu, sur le terrain, par le texte et par des photos... Un rapport intéressant au temps et à la durée des travaux...
- Avancées régulières, prise en compte des besoins qu'ils engendrent ou soulignent, comme celui d'un désenclavement du village.
- Poursuite au printemps quand les arbres sont en fleurs... Raccordement en vue de finalisation, ce qui rend plus supportable le versant sonore des travaux...
- Phase finale en mai 2011 - Retour sur les travaux et bilan de Nicole Chazel pour la clôture des travaux... Une réalisation exemplaire sur ce plateau... La volonté de la faire connaître pour que d'autres communes suivent une voie qui, bien que la réalisation soit petite et modeste, puisse contribuer à l'atténuation du pire dans le devenir de cette planète...
-> La volonté de clôturer là le parcours d'art parce que le lieu, magnifique, s'y prêtait, parce qu'il y avait la place, des conditions idéales pour l'installation d'une oeuvre d'art conçue en fonction du lieu, et, de plus, des retombées citoyennes puisque de telles stations d'épuration contribuent, à leur échelle, à la lutte contre le réchauffement climatique... et donc contre la montée des océans, la submersion des côtes et zones basses... La présence d'une oeuvre d'art valorisait la station...
2. D'où la commande des Rias à Didier Tallagrand, artiste connu, avec lequel nous avons déjà travaillé et professeur de design d'espace..
Et la formidable réponse de Didier Tallagrand avec "En attendant la mer", un ponton évoquant les côtes atlantiques, leurs pontons et carrelets, et dont le réel augmenté passera par un site internet autonome, accessible par QR code sur matière résistante et lié à l'ensemble du réel-enrichi-par-tous-du-Parcours-d'art accessible en portail du site et structuré par la cartographie mise en place par M.Cochard des Inforoutes de l'Ardèche...
Le suivi des travaux initiaux - avec l'entreprise Savel.
1er temps
2 ème temps
Avec l'entreprise Vignal
1ère phase
Une oeuvre artistique qui va, de plus, amplifier la dimension citoyenne de la station d'épuration et contribuer, nous l'espérons, à l'engagement de tous dans l'action pour limiter au maximum le réchauffement climatique en agissant sur les paramètres sur lesquels il est possible d'agir - ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait à accueillir sur ce plateau, avant la fin du siècle, des réfugiés de la côte atlantique (et/ou méditerranéenne)...
Le suivi des travaux initiaux - avec l'entreprise Savel.
1er temps
2 ème temps
Avec l'entreprise Vignal
1ère phase
Une oeuvre artistique qui va, de plus, amplifier la dimension citoyenne de la station d'épuration et contribuer, nous l'espérons, à l'engagement de tous dans l'action pour limiter au maximum le réchauffement climatique en agissant sur les paramètres sur lesquels il est possible d'agir - ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait à accueillir sur ce plateau, avant la fin du siècle, des réfugiés de la côte atlantique (et/ou méditerranéenne)...
Quelques fantaisies
spectatrices...
en convoquant, une
nouvelle fois, Rimbaud...
Cliquez pour lire les images
Un ponton qui s'annonce beau, et fait rêver, surtout au clair de lune...
OU
Un ponton qui s'annonce beau, et fait rêver, surtout au clair de lune...
L'artiste à l'oeuvre,
à pas feutrés, sous le
regard vigilant d'un
lointain tondeur de
pré pentu...
Ou, quand Didier Tallagrand incruste, face à l'horizon "En attendant la mer..."
à suivre...
samedi 21 février 2015
L'écriture et la marche, au confluent de poésie, philosophie...
Chercher sur Internet "ecriture et marche"
Vous trouverez diverses entrées...
Ce qui intéresse, les relations
MARCHE/ECRITURE EN POESIE/
MARCHE/ECRITURE EN PHILOSOPHIE
1. Marche/Ecritures philosophiques
Sur France Culture. A podcaster...
2 Marche/Ecritures poétiques
- Terres d'encres, bien sûr... A voir et lire. certes, mais...
Mais Jean-Pascal Dubost en résidence à Saint-Apollinaire-de-Rias, il y a quelques années... A lire...
Vous trouverez diverses entrées...
Ce qui intéresse, les relations
MARCHE/ECRITURE EN POESIE/
MARCHE/ECRITURE EN PHILOSOPHIE
1. Marche/Ecritures philosophiques
Sur France Culture. A podcaster...
- Faut-il se libérer des contraintes ? (2/4) : La marche : une expérience paradoxale de liberté.
- Terres d'encres, bien sûr... A voir et lire. certes, mais...
Mais Jean-Pascal Dubost en résidence à Saint-Apollinaire-de-Rias, il y a quelques années... A lire...
jeudi 19 février 2015
Quand récits formatés creusent nouvelles pistes en Ecriture.....
Invitation à parcours indisciplinés
de deux blogs de Jean-Marie Mengin ou
ou quand des
récits endigués en formatages divers,
paradoxalement,
ouvrent nouvelles pistes en écriture...
-westerloo-gare-de.html
on entend
pour.peu.qu'on.prête.l'oreille.pour.écouter.la.mer.en.coquillage-poisson
de stèle des steppes de Diersé en source de Dunière
de deux blogs de Jean-Marie Mengin ou
ou quand des
récits endigués en formatages divers,
paradoxalement,
ouvrent nouvelles pistes en écriture...
-westerloo-gare-de.html
on entend
pour.peu.qu'on.prête.l'oreille.pour.écouter.la.mer.en.coquillage-poisson
de stèle des steppes de Diersé en source de Dunière
Waterloo, Waterloo, morne plaine
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de côteaux, de vallons
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
Victor Hugo
MORNERéminiscences en bribes d'un NORD mal connu dont on
ignorait hors côtes, les sables, dunes et étangs...
Parcours en Archipels ou lignes d'îles comme schéma déhanché de
parcours de mer du Nord en Méditerranée.
Parcours en archipel ou lignes d'îles
comme parcours décentré
entre
Mer du Nord et Caraïbes
COMME Limaille & grenaille
D'EDOUARD GLISSANT
De ces noms qui vous convoquent els gigants de Catalunya o
del norte, ese norte que fue español... Bref!
On découvre et s'approprie dans les pas de Jean-Marie et Viviane...
On rêve aussi en savourant des noms d'oiseaux de mer & autres zones humides...
Se raccrocher au connu...
En tricotant documentaire du plus sérieux qui soit & légendes & images toujours plus polysémiques. Magie de noms lus jamais vus, imprononçablement improbables....
Kanne - Achterbroek - Essen - Lanaken - Oosterschelde Zoomland. Molinaseca – Cacabelos Maastricht
Cizur Menor – Puente-la-Reina.
Achterbroek
Zutendaal Essen - Bergen-op-Zoom.
Le Struthof - Le Hohwald. Grossmann Achterbroek Bergen-op-Zoom. - Kanne - Achterbroek - Essen - Bergen-op-Zoom. op-Zoom. op-Zoom. op-Zoom op-Zoom ?
col de l’Alto do Poio. Oosterschelde
Zoomland.
OO
Knockk le Zoute ? Ostende ? Bruges ?
Lavacolla!
Santiago de Compostela !
Santiago de Compostela !
En tous cas, navigations dans l'espace et les temps,
comme en friches inconnues...
Réseaux tissés en mémoires & imaginaire de lecteurs,
sur fond d'affirmation progressive et continue
de la densité de l'écriture.
Avec :
- des réseaux étayés par la diversité du texte différemment colorié suivant qu'on est dans le parcourir ou dans l'intendance...
- des registres de langue diversifiés, ponctuation pragmatique pour repas en bistrots, jeu dans dans la densité, la polysémie, l'ambiguïté lorsqu'on s'enfonce en profondeur, comme pour ces hauts murs des abbayes "protégeant des tentations" - entre impossibilité du "faire le mur" et surmoi freudien fait de murs intériorisés...
- langue plus châtiée et elliptique ici, que ne l'est le dit d'une rencontre naturiste en haute montagne, comme il se parle des vestiges des guerres à des altitudes où on ne les attendait pas...
- > donc palette élargie des registres de langue utilisés et, de plus, jeu sur et dans la densité de la langue...
- d'ailleurs, la linéarité et la durée du trajet, et son aboutissement, le surlignage de sa clôture (cf le tonitruant gothique des images de l'arrivée à Saint-Jacques) ne conjuguent-ils l'archipellisation linéaire et une tension entretenue entre documentaire et approche plus complexe, multiréférentielle, sinon philosophique, entrelaçant récits linéaires et ouverture des angles d'approche et finalisation ?
- on pourrait aussi parler d'approches poétiques de la langue quand, par exemple, le rythme de la phrase se met en phase avec celui de l'humeur de la marche, avec parfois, même, la référence à un adjuvant chanson : Brel et son plat pays, ou plus syncopé, dit ou questionné, sans citer Bjork et pourtant.., ou, distancie sans autre forme de procès comme ces "bien-pensants" qui irrépressiblement sonnent Brassens...
- on pourrait également évoquer cette surimportance accordée aux normes orthographiques, facteurs sinon contrôleurs de sens, à la mise en page et aux couleurs dans le texte, codages symboliques forts comme indispensables balises en bordure de sables mouvants...
- Pourrait aussi s'aborder le travail des images et de leur mise en scène dans le blog...
Tellement moins simple qu'il n'y parait.
Lissage numérique hermétique comme digue en Ré...
Bref, une écriture dont la dimension systémique et la densité s'imposent de plus en plus. Et l'attente impatiente de l'imminente 3éme publication, pour elle-même certes, mais aussi pour ces effets systémiques, avec et sur les deux autres... et réciproquement...
Et dire qu'un tel travail aurait pu rester inconnu !
Ophelia Escriu
NB : 1. Quelques artistes marquants évoqués lors de ces parcours en blogs :
Les mangeurs de pommes de terre du jeune Van Gogh, Ensor, Permeke, Delfaut, Breughel et Magritte - "Ceci n'est pas une pipe". Et Ostende et le Zuiderzee d'aujourd'hui à polders trémulents... De peur ou d'impatience ?
NB : 2. et autres réminiscences, de morne en mornes explosant les normes... Ou le travail de Glissant sur l'écriture...
- on pourrait également évoquer cette surimportance accordée aux normes orthographiques, facteurs sinon contrôleurs de sens, à la mise en page et aux couleurs dans le texte, codages symboliques forts comme indispensables balises en bordure de sables mouvants...
- Pourrait aussi s'aborder le travail des images et de leur mise en scène dans le blog...
Tellement moins simple qu'il n'y parait.
Lissage numérique hermétique comme digue en Ré...
Bref, une écriture dont la dimension systémique et la densité s'imposent de plus en plus. Et l'attente impatiente de l'imminente 3éme publication, pour elle-même certes, mais aussi pour ces effets systémiques, avec et sur les deux autres... et réciproquement...
Et dire qu'un tel travail aurait pu rester inconnu !
Ophelia Escriu
NB : 1. Quelques artistes marquants évoqués lors de ces parcours en blogs :
Les mangeurs de pommes de terre du jeune Van Gogh, Ensor, Permeke, Delfaut, Breughel et Magritte - "Ceci n'est pas une pipe". Et Ostende et le Zuiderzee d'aujourd'hui à polders trémulents... De peur ou d'impatience ?
NB : 2. et autres réminiscences, de morne en mornes explosant les normes... Ou le travail de Glissant sur l'écriture...
Adrienne
ma mère, peut-être considérée bien hardie d’avoir mis au monde
un autre petit Nègre, me prit sous un bras et descendit la trace du Morne
qui menait au bruit éternel de l’eau coulant en bas. J’avais un peu plus
d’un seul mois d’existence, et il faut douter si j’entendais ce
bruissement qui sillonnait dans l’air et semblait
arroser toutes choses. Pourtant je l’écoute encore en
moi. L’intense végétation ne présentait pas une
faille, pas une éclaircie, mais le soleil
la perçait généralement avec une violence
sans rage, je les vois encore, nuit
bleue des branchages et des lames des feuilles et vivacité
du jour. »
Edouard Glissant, La Cohée du Lamentin, Paris, Gallimard, 2005
--->
--->
Extrait du site d'Edouard Glissant, "Une pensée archipélique"
Bien sûr notes et récits de voyages, comme articles de blogs ou pas de gué ont cette
structure en archipel, propice, pour peu qu'on l'exploite, à une pensée archipelique
- de prime abord linéaire avec ces attaches fortes comme relais , du point d'arrivée
d'une étape au point de départ de la suivante.
Archipel linéaire ?
Sans doute oui - à première vue...
Ensuite, les linéarités se torsadent comme végétation de mornes...
En tous cas, navigations en espaces/ temps & friches inconnues
Et pourquoi cet irrépressible renvoi au travail de Glissant sur l'écriture ? La seule polysémie du mot "morne" ? Peu probable !
L'authenticité d'une écriture dense de ses non-dits ? Beaucoup plus probable...
Ce peut-être pourquoi nous avons incité Jean-Marie Mengin à écrire en blog ?
D'une certaine façon, oui, c'est sûr.
Mais...
Mais d'une mer à l'autre, de Genève en Galice, de Rhône paisible en Meseta aride, de lotissements récents à lointain Moyen-Âge d'avant l'an mille, de Flandres humides d'un Permeke à couleurs d'adobe qui vous rappellent que l'Espagne des Conquistadors a "conquis" l'Amérique du Sud et du centre... Et l'analyse, qui surgit, et s'impose, de l'écriture - et de la pensée - par un immense auteur, descendant martiniquais de ces déportés faits esclaves ?
Mais au fait la marche de Jean-Pascal Dubost et ses relations avec le rythme et l'écriture ?
Des liens profonds et de toujours entre marche et écriture ? A interroger...
Mais... Mais ? Mais ! Il semblerait...
Archipel linéaire ?
Sans doute oui - à première vue...
Ensuite, les linéarités se torsadent comme végétation de mornes...
Sans doute oui - à première vue...
Ensuite, les linéarités se torsadent comme végétation de mornes...
En tous cas, navigations en espaces/ temps & friches inconnues
Et pourquoi cet irrépressible renvoi au travail de Glissant sur l'écriture ? La seule polysémie du mot "morne" ? Peu probable !
L'authenticité d'une écriture dense de ses non-dits ? Beaucoup plus probable...
L'authenticité d'une écriture dense de ses non-dits ? Beaucoup plus probable...
Ce peut-être pourquoi nous avons incité Jean-Marie Mengin à écrire en blog ?
D'une certaine façon, oui, c'est sûr.
Mais...
D'une certaine façon, oui, c'est sûr.
Mais...
Mais d'une mer à l'autre, de Genève en Galice, de Rhône paisible en Meseta aride, de lotissements récents à lointain Moyen-Âge d'avant l'an mille, de Flandres humides d'un Permeke à couleurs d'adobe qui vous rappellent que l'Espagne des Conquistadors a "conquis" l'Amérique du Sud et du centre... Et l'analyse, qui surgit, et s'impose, de l'écriture - et de la pensée - par un immense auteur, descendant martiniquais de ces déportés faits esclaves ?
Mais au fait la marche de Jean-Pascal Dubost et ses relations avec le rythme et l'écriture ?
Des liens profonds et de toujours entre marche et écriture ? A interroger...
Mais... Mais ? Mais ! Il semblerait...
samedi 31 janvier 2015
L'irrésistible ascension d'une résidence...
Malgré neige et limite glace/neige...
Salle Louis Nodon comble,
à frontière outrepassée de la non-acceptation des derniers arrivés.
El Quijote ?
Claro que si...
Pero...
Pero ?
Claro que si...
Pero...
Pero ?
De la comedia dell'arte à Pina Bausch?
Des beiges et des bruns, des masques qui vivent...
Une plasticité intense - entre Brecht de la belle époque du Berliner et performance Nadj/Barcelo.
Là ça bombarde autrement...
Gestes augmentés/recadrés de bois, où parlent les masques, têtes/marionnettes sculptées en bout de tiges.
La puissance des créations d'Hélène Hoffmann.
Chemin fait depuis la déjà très intéressante exposition à l'Embarq'café...
Qualité des bois non peints où les nuances travaillées n'en sont que plus denses et fortes.
Et puis, ces mouvements orchestrés des bois, individuels ou en groupe.
Identité ?
Entre rêveries de chevalier errant et réalité ?
Et cette avancée de chevaux qui évoque irrépressiblement le 1er Pina Bausch vu en Avignon, au Cloître des Célestins, plus terne et gris et bleu et formalisé, plus dense de ce fait que ne le sera, des années plus tard, Hong Kong et ses roses rouges en Cour d'Honneur du Palais des Papes. Moins spectaculaire certes, mais plus fort ?
Entre rêveries de chevalier errant et réalité ?
Et cette avancée de chevaux qui évoque irrépressiblement le 1er Pina Bausch vu en Avignon, au Cloître des Célestins, plus terne et gris et bleu et formalisé, plus dense de ce fait que ne le sera, des années plus tard, Hong Kong et ses roses rouges en Cour d'Honneur du Palais des Papes. Moins spectaculaire certes, mais plus fort ?
Etrange concomitance : la simultanéité de l'irruption de Pina Bausch et de l'identification d'Hélène Hoffmann actrice, pourtant bien connue (1).
Pourtant...
Cependant...
Nous apprendrons peu après qu'elle vient de la danse...
Quels indices latents en deux spectacles vus pour expliquer ce lien surgissant ?
Là, sûr, faire marcher le groupe de bois/marionnettes comme danseurs apprentis en Wuppertal...
De plus, sans doute, la distanciation instaurée par ce recours aux bois comme cercle de craie ou song de Brecht ou forme et orchestration des mouvements d'ensemble de Pina Bausch ?
Ni forêt montante shakespearienne ni expressionnisme flamand.., Plutôt interrogation par delà la fiction quijotesque de cette limite réel/virtuel (qui est réel), vivant/non vivant... que taraude aujourd'hui, en tous lieux, le numérique.
Quelques interviews pour tenter de cerner les apports de cette résidence, en tant que telle, inédite si ce n'est première à Vernoux...
Peu de temps et coupé, de l'acteur/Don Quichotte, regret de ne pas avoir rencontré Sancho Panza, richesse des échanges avec Hélène Hoffmann qui dit le profit tiré de ce partenariat - à la mesure de l'investissement et du travail effectué.
Avis concordants de Jean-Claude Gerhardt et Michel Cimaz sur le fonctionnement de la résidence, sur les problèmes résolus et l'extraordinaire avancée finale.
Y ajouter le rôle passeur des enfants, l'adhésion d'un public qui se forme et s'élargit au fil du temps.
"Importance et chance d'avoir cette salle" disait le public en regrettant que l'entrée ne soit pas plus grande pour rencontres/débats de sortie...
Et pourquoi pas un débat après la représentation, comme faisait Perton il y a quelques années à Valence ?
Quand on se rappelle la richesse des échanges après la sortie des Rias où des voitures remplies de personnes allant pour la 1ère fois de leur vie au théâtre avaient vu "L'enfant froid" - une pièce difficile, mais une sortie préparée par un travail en amont à partir de Celan et Ingeborg Bachmann sur le rapport des intellectuels allemands à leur langue après la guerre - et le travail sur Kiefer avant et après voyage à Paris d'un groupe conséquent pour visiter son exposition au Grand Palais...
Bref, les conversations en entrée bondée d'après spectacle soulignaient la chance d'avoir cette salle sur le plateau...
Se découvrait aussi et se soulignait l'importance des résidences d'artistes et du fait d'avoir ces locaux pour en organiser...
Intérêt aussi, pour les associations qui en organisent depuis des années, d'une découverte des fonctions de ces résidences, en autre lieu - découverte élargie et approfondie... Bref un apport qui irrigue tout ce plateau et bien au-delà de celui-ci...(2)
Pourtant...
Cependant...
Nous apprendrons peu après qu'elle vient de la danse...
Quels indices latents en deux spectacles vus pour expliquer ce lien surgissant ?
Là, sûr, faire marcher le groupe de bois/marionnettes comme danseurs apprentis en Wuppertal...
De plus, sans doute, la distanciation instaurée par ce recours aux bois comme cercle de craie ou song de Brecht ou forme et orchestration des mouvements d'ensemble de Pina Bausch ?
Ni forêt montante shakespearienne ni expressionnisme flamand.., Plutôt interrogation par delà la fiction quijotesque de cette limite réel/virtuel (qui est réel), vivant/non vivant... que taraude aujourd'hui, en tous lieux, le numérique.
Quelques interviews pour tenter de cerner les apports de cette résidence, en tant que telle, inédite si ce n'est première à Vernoux...
Peu de temps et coupé, de l'acteur/Don Quichotte, regret de ne pas avoir rencontré Sancho Panza, richesse des échanges avec Hélène Hoffmann qui dit le profit tiré de ce partenariat - à la mesure de l'investissement et du travail effectué.
Avis concordants de Jean-Claude Gerhardt et Michel Cimaz sur le fonctionnement de la résidence, sur les problèmes résolus et l'extraordinaire avancée finale.
Y ajouter le rôle passeur des enfants, l'adhésion d'un public qui se forme et s'élargit au fil du temps.
"Importance et chance d'avoir cette salle" disait le public en regrettant que l'entrée ne soit pas plus grande pour rencontres/débats de sortie...
Et pourquoi pas un débat après la représentation, comme faisait Perton il y a quelques années à Valence ?
Quand on se rappelle la richesse des échanges après la sortie des Rias où des voitures remplies de personnes allant pour la 1ère fois de leur vie au théâtre avaient vu "L'enfant froid" - une pièce difficile, mais une sortie préparée par un travail en amont à partir de Celan et Ingeborg Bachmann sur le rapport des intellectuels allemands à leur langue après la guerre - et le travail sur Kiefer avant et après voyage à Paris d'un groupe conséquent pour visiter son exposition au Grand Palais...
Bref, les conversations en entrée bondée d'après spectacle soulignaient la chance d'avoir cette salle sur le plateau...
Se découvrait aussi et se soulignait l'importance des résidences d'artistes et du fait d'avoir ces locaux pour en organiser...
Intérêt aussi, pour les associations qui en organisent depuis des années, d'une découverte des fonctions de ces résidences, en autre lieu - découverte élargie et approfondie... Bref un apport qui irrigue tout ce plateau et bien au-delà de celui-ci...(2)
![]() |
Deux mauvaises photos à la sauvette, pour donner aux absents un petit aperçu..
|
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J.Cimaz
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1. Après ce "spectacle"pour les petits où l'âge du public visé faisait passer l'avant-gardisme comme en "conte d'Ionesco pour enfants de moins de trois ans", spectacle qui a fait surnommer par Elicia, à Saint-Apollinaire-de-Rias, Hélène Hoffman et Brigitte Prévost, "les dames de pommes"- après "Le bout de la langue", restitution d'une récente résidence, et avant "loupe ou jumelle"... Théâtre qui, à l'opposé du "spectaculaire" dénoncé par Debord, fouaille le réel et incite à tenter de le reconstruire pour mieux l'appréhender.
2. Quand la responsable d'une grosse structure culturelle valentinoise nous disait il y a quelques années en ricanant : "Des résidences d'artistes à Vernoux, vous n'y pensez pas ? "... On mesure le chemin parcouru et le rôle actif et efficace d'un public averti qui s'élargit chaque jour... Celui, aussi, du maintien coûte que coûte d'exigences de qualité...
La facilité n'a jamais fait progresser qui que ce soit et quand on respecte les gens, on sait qu'ils sont capables d'avancer et on agit en conséquence...
"Toute demande qui n'est pas faite à l'enfant freine son développement" disait-on à l'école, particulièrement en secteurs de l'enseignement spécialisé, des réseaux d'aide, des ZEP et de la formation des enseignants... Un secteur, celui des apprentissages de tous, où, d'ailleurs, l'école, qui ne peut résoudre tous les maux de la société, pourrait avancer - pour peu qu'elle en ait les moyens dans un contexte qui le lui permette...
2. Quand la responsable d'une grosse structure culturelle valentinoise nous disait il y a quelques années en ricanant : "Des résidences d'artistes à Vernoux, vous n'y pensez pas ? "... On mesure le chemin parcouru et le rôle actif et efficace d'un public averti qui s'élargit chaque jour... Celui, aussi, du maintien coûte que coûte d'exigences de qualité...
La facilité n'a jamais fait progresser qui que ce soit et quand on respecte les gens, on sait qu'ils sont capables d'avancer et on agit en conséquence...
"Toute demande qui n'est pas faite à l'enfant freine son développement" disait-on à l'école, particulièrement en secteurs de l'enseignement spécialisé, des réseaux d'aide, des ZEP et de la formation des enseignants... Un secteur, celui des apprentissages de tous, où, d'ailleurs, l'école, qui ne peut résoudre tous les maux de la société, pourrait avancer - pour peu qu'elle en ait les moyens dans un contexte qui le lui permette...
dimanche 18 janvier 2015
EN ATTENDANT LA MER…
Saint -Apollinaire-de-Rias (Ardèche)
Un ponton en bois, type embarcadère
balnéaire domine la station d'épuration de Saint Apollinaire de Rias et le
paysage alentour.
La charpente est posée sur le bas-côté de
la route qui mène au village, étroite dans sa largeur pour ne laisser circuler
qu'une personne, sa longueur est d'environ 6m. L'appareillage est construit
dans le bois du pays: le châtaigner.
Arrivé à l'extrémité du promontoire le
surplomb est impressionnant, tout en contemplant le panorama, le spectateur
peut lire gravé sur une plaque de métal fixée sur la balustrade: EN ATTENDANT
LA MER...
C'est un objet "déplacé" dans
ce paysage, mais un objet qui fait lui même récit et interroge plusieurs
couches constitutives du paysage et de l'usage de l'espace public:
Il se trouve que le nom de Rias vient
probablement de Ria: vallée de fleuve envahie par la mer… et que à quelques
kilomètres de là sur le site géologique du bois du Four, près de Vernoux,
affleurent des fossiles marins venus des couches sédimentaires constituées il y
a 200 millions d'années, lorsque la mer recouvrait la région. D'un intérêt
géologique reconnu, ce site calcaire est
un" isolat "dans un paysage environnant granitique.
Le ponton est aussi un marqueur d'une
prise de conscience sur les évolutions du climat et la montée annoncée des eaux
des océans.
Et, plus pédagogiquement, c'est un point
de vue, une lecture, sur le fonctionnement d'une station d'épuration
biologique, exemplaire en milieu rural, dont l'écoulement des eaux propres va
probablement rejoindre la mer.
Un objet minimal qui va aussi déplacer le
spectateur , physiquement dans un premier temps puisque ce ponton a besoin
d'être activé sensiblement. Intellectuellement car son appréhension va révéler
toutes ces couches sédimentaires de lecture d'une réalité, de son histoire, et
d'un patrimoine local.
Poétiquement, comme objet évocateur de
récits.
Ce n'est pas non plus un objet isolé, car
accompagné par des données de géo-localisation (lisibles à partir des
smartphones) qui vont conduire le public
vers des informations et des découvertes complémentaires, vidéos, blogs, sites
internet seront mis en ligne en plus des éléments didactiques concernant plus
particulièrement la station d'épuration, inscrits in-situ.
DT/01/2015
samedi 17 janvier 2015
Quand la mer baignait ce plateau ?
Bien sûr !
La preuve par fossiles du Bois du Four où affleurent des couches sédimentaires qui se sont constituées au Jurassique, il y a 200 à 203 millions d'années...
Un intérêt géologique reconnu et validé.
Entre savoir et voir de ses yeux, fixer en photo transmissible...
Un besoin ressenti et une sortie effectuée in situ en prélude à la mise en place d'un bel et fort projet artistique...
La preuve par fossiles du Bois du Four où affleurent des couches sédimentaires qui se sont constituées au Jurassique, il y a 200 à 203 millions d'années...
Un intérêt géologique reconnu et validé.
Entre savoir et voir de ses yeux, fixer en photo transmissible...
Un besoin ressenti et une sortie effectuée in situ en prélude à la mise en place d'un bel et fort projet artistique...
De là à la station d'épuration totalement biologique de Saint-Apollinaire-de-Rias, un tout petit quart d'heure...
Mais prendre le temps de se délecter d'une irrésistible histoire ancienne de l'Ardèche, présentée comme une vidéo...
Et arriver quand même à l'heure pour rencontre entre l'artiste et le menuisier pour précision du projet...
Ponton de Tallagrand dépourvus d'yeux horribles et bateau ivre...
Prégnance en tête des pontons porteurs de carrelets de la Baie d'Yves....
Mais peu à peu apparait pour les présents, le ponton de Didier Tallagrand, un projet non encore tout à fait public, en toutes ses biens réelles dimensions et ressources, d'où chacun pourra explorer, en attendant la mer, ères passées et siècles à venir... Où tous pourront aussi accéder, avec leur téléphone, à l'ensemble du réel augmenté du parcours d'art...
Et de chercher le lieu exact, l'orientation, hauteur et angle...
le temps nécessaire à la naissance d'un projet et à son inscription dans le réel...
Et, bientôt ici, en ligne, photos et maquette affinée de Didier Tallagrand...
Avant de se retrouver en salle communale, passage par
"Demain c'est loin", de Pablo Garcia, à Chanalette...
La vérification de jean-Marie Mengin : il y a bien
le nom de l'auteur- Pablo Garcia- et celui des Rias.
Une journée dense, un travail amorcé et un collectif de pilotage qui s'est constitué, tant pour le volet patrimonialisation que pour l'installation de l'oeuvre. "Demain c'est loin", "En attendant la mer..;" deux oeuvres contemporaines où le travail artistique se situe essentiellement dans le concept, beaucoup plus que dans la réalisation... Et un minimalisme qui semble rendre le public plus acteur ? (A suivre...)
Jacqueline Cimaz
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